Diagnostics archéologiques DR0 : des opérations de terrain de janvier à mars 2026
En ce début d’année 2026, de nouvelles opérations, autorisées dans le cadre du DR0, sont programmées. Cela commencera par deux mois de diagnostics archéologiques permettant de vérifier la présence d’éventuels vestiges d’une activité anthropique passée.
Depuis le 5 janvier 2026, des opérations de diagnostic archéologique sont engagées sur plusieurs secteurs liés à Cigéo dans le cadre du DR0.
Ces interventions ont pour objectif d’identifier la présence éventuelle de vestiges archéologiques, d’en évaluer l’intérêt scientifique et d’adapter, si nécessaire, la suite du projet d’aménagement. Elles constituent une étape réglementaire préalable aux travaux, permettant à la fois de préserver le patrimoine archéologique et de sécuriser le déroulement des chantiers.
Assurées par les archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), ces interventions doivent s’échelonner sur deux mois environ.
Des investigations ciblées
Ces diagnostics concernent une surface totale d’environ 23 hectares, répartie notamment sur :
Le tracé de la future liaison intersites (LIS) ;
l’exutoire nord, ouvrage par lequel une partie des eaux de la zone descenderie de Cigéo seront rejetées et restituées au milieu naturel ;
le long de la future installation terminale embranchée (ITE), depuis l’entrée Sud de la zone descenderie, en passant par Cirfontaines en Ornois, Gillaumé, jusqu’à proximité de la gare de Luméville-en-Ornois.
Comment se déroulent les diagnostics ?
Sur le terrain, les archéologues creusent des tranchées à la pelle mécanique, larges de 2 mètres environ et longues de 10 à 12 mètres, réparties en quinconce afin d’obtenir une lecture représentative de l’emprise. Environ 10 % des surfaces sont ainsi décapées, jusqu’à atteindre la roche naturelle, en dessous de laquelle aucun vestige archéologique n’est attendu. La profondeur des sondages varie selon la nature des sols et les contextes géologiques.
Un calendrier déjà établi
Les premiers diagnostics ont débuté le 5 janvier 2026 sur la LIS et doivent s’étaler sur trois semaines. Du côté de la Haute-Marne, les interventions commencent le 12 janvier 2026 et sont programmées pour durer une semaine. Enfin, les dernières opérations sur l’ITE s’achèveront, autour de la mi-mars 2026.
À l’issue des diagnostics, l’Inrap remettra un rapport détaillé à la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), au début de l’été 2026. Sur cette base, le Service régional d’archéologie, service de la Drac, décidera soit de libérer les terrains de la contrainte archéologique, soit de prescrire, si nécessaire, des fouilles archéologiques, dont le calendrier restera à définir.
Diagnostic et fouilles archéologiques : quelle différence ?
Le diagnostic archéologique consiste à réaliser des sondages ponctuels sur la base d’un échantillonnage des terrains (environ 10 % des surfaces), afin de vérifier la présence éventuelle de vestiges et d’en évaluer l’intérêt scientifique. Il permet de déterminer si les projets d’aménagement peuvent se poursuivre tels quels ou s’ils nécessitent des investigations complémentaires (fouilles).
La fouille archéologique est une opération plus approfondie, prescrite uniquement lorsque le diagnostic a révélé des vestiges jugés significatifs. Elle porte alors sur les zones identifiées par le SRA et vise à étudier et potentiellement préserver ces vestiges avant le démarrage des travaux de Cigéo.
Si des opérations de diagnostics sont prévues en début d’année, les opérations DR0 comporteront également des fouilles dont le démarrage est identifié au début de l’été 2026. Celles-ci ont été prescrites par le SRA à la suite de la campagne de diagnostics archéologiques menée entre 2015 et 2016. À cette occasion, environ 60 hectares situés en zone descenderie et ITE seront fouillés par un opérateur archéologique dont la désignation est en cours.
DR0 : de quoi parle-t-on ?
Le DR0, ou « dossier réglementaire 0 », est porté par l’Andra et prévoit un ensemble d’opérations visant à caractériser et à surveiller l’environnement autour du futur site d’implantation du projet Cigéo. Après la validation par les préfectures de la Haute-Marne et de la Meuse durant l’été 2025, une partie de ces opérations ont pu être lancées.
Elles comprennent des investigations géologiques, hydrogéologiques et géotechniques, mais aussi des travaux d’archéologie préventive, ou encore l’installation de bases de vie destinées à accueillir dans un premier temps la soixantaine d’intervenants mobilisés sur les fouilles archéologiques.
À noter aussi qu'un transfert partiel d’autorisation est accordé au profit de SNCF Réseau et du Conseil départemental de la Haute-Marne afin de leur permettre de mener les investigations sur les secteurs concernés par les opérations dont ils assurent la maîtrise d’ouvrage.
Il est important de rappeler que la mise en œuvre des opérations DR0 ne préjuge en rien de la décision d’autorisation du centre de stockage Cigéo dont la demande d’autorisation est en cours d’instruction.