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De la préparation des colis de déchets à leur stockage

La préparation, le contrôle et l’acceptation des colis

Les déchets sont conditionnés et les colis sont produits sous la responsabilité des producteurs. La qualité des colis est vérifiée par les producteurs lors du conditionnement, ainsi qu’avant leur expédition vers Cigéo. Les installations des producteurs sont soumises au contrôle des autorités de sûreté compétentes (Autorité de sûreté nucléaire ou Autorité de sûreté nucléaire défense). L’Andra mène également des missions de surveillance pour vérifier la maîtrise de la qualité des colis par les producteurs.

Un colis ne pourra être accepté sur Cigéo qu’après un processus permettant de s’assurer du respect des critères techniques définis par l’Andra pour la sûreté du stockage et approuvés par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Les producteurs devront ainsi soumettre à l’Andra une demande d’acceptation dans laquelle ils apporteront la démonstration que les colis de déchets respectent ces critères techniques. Après accord de l’Andra, les colis pourront ensuite être expédiés vers Cigéo.

Le transport des colis

Les colis de déchets seront très majoritairement acheminés par voie ferroviaire jusqu’à Cigéo. Les colis de déchets en provenance de Valduc (Côte d’Or) seraient transportés jusqu’à Cigéo par voie routière.

Le transport de substances radioactives est assuré par des sociétés spécialisées et agréées. L’expéditeur réalise la caractérisation complète des colis à transporter. Cela permet au transporteur de définir le type d’emballage à utiliser et de spécifier les conditions du transport. Les déchets sont transportés dans des emballages conçus pour être étanches et le rester même en cas d’accident (collision, incendie, immersion…). Ils sont composés de plusieurs types de matériaux qui permettent de réduire les niveaux d’irradiation pour les rendre inférieurs aux limites fixées par la réglementation. Celle-ci établit que la quantité de rayonnements reçus par une personne qui resterait à 2 mètres du véhicule pendant une heure n’excède pas la limite de 0,1 milliSievert, quel que soit le type de déchets transporté. A l’issue des opérations de chargement, l’expéditeur vérifie la conformité de l’emballage à la réglementation.

Au démarrage de Cigéo les flux de convois acheminés par voie ferroviaires sont estimés à environ 5 trains par an, puis 10 à 20 par an jusqu’à la fin de la phase industrielle pilote. Ensuite, le flux s’intensifierait (pendant la phase d’exploitation courante) pour atteindre, au maximum, une moyenne d’environ 5 trains par mois (soit une soixantaine de train par an). Concernant l'acheminement par la route depuis Valduc, le flux est estimé à un peu plus d’une centaine de camions au total.

Le fonctionnement du centre : de l’arrivée des colis sur Cigéo à leur stockage

À leur réception sur Cigéo, les colis seront accueillis dans des bâtiments où ils seront retirés des emballages de transport et contrôlés (non-contamination, débit de dose…). Les colis de déchets seront ensuite, pour la plupart, placés dans des conteneurs de stockage.

Les colis de stockage seront alors placés dans une hotte qui assurera une protection contre les rayonnements. La hotte sera chargée sur un funiculaire qui descendra les colis de stockage jusqu’aux alvéoles de stockage, à la vitesse d’un homme à pied. La mise en place des colis de stockage dans les alvéoles pourra être commandée à distance. La hotte de transfert commencera par s’appareiller à la porte de l’alvéole de manière à assurer une étanchéité lors de son ouverture. Celle-ci ne pourra être ouverte qu’une fois cette opération effectuée. Des lors, le dispositif de manutention prendra en charge le colis pour le placer dans l’alvéole. Après mise en place du colis, la porte de l’alvéole sera refermée. La radioprotection sera assurée pendant toutes ces opérations.

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