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Audrey Guillemenet : « Cigéo et la science, ça se partage ! »

Chargée de communication au Centre de Meuse/Haute-Marne, Audrey ne participe pas à l’élaboration de Cigéo, mais elle en parle ! Animée par sa passion de longue date pour les sciences de la terre et sa fascination pour le projet souterrain, elle remplit pour l’Andra une mission essentielle, auprès du grand public comme des journalistes.

Audrey et l’Andra, c’est une histoire de longue date. Celle-ci remonte à son mémoire de master en géosciences (géologie) soutenu en 2009. « J’ai travaillé sur un forage de l’Andra, plus précisément sur une carotte de roche calcaire située sous la couche d’argile. Une étude pour le futur projet de stockage. » Après sa sortie de l’université un an plus tard, Audrey pousse pour de bon la porte du Centre de Meuse/Haute-Marne. Lors de sa première descente dans le Laboratoire souterrain, elle est « bluffée » : « Il m’a paru incroyable qu’on puisse ainsi construire des ouvrages à 500 mètres de profondeur ! », raconte-t-elle.

Profession : guide pour l’Andra

Chargée de visite pour un prestataire de l’Agence, elle fait découvrir à son tour le site à tout type de visiteur (grand public, étudiants, chercheurs, délégations étrangères). « À l’époque, la communication était surtout axée sur l’aspect géologique. Il s’agissait de présenter les différentes possibilités d’implantation du stockage envisagées en Meuse/Haute-Marne, d’expliquer leurs caractéristiques. C’est pourquoi l’Agence recherchait des profils scientifiques comme le mien. » Finalement, cette mission à l’Andra se pérennise en 2019, pour ensuite évoluer. Devenue collaboratrice, Audrey est chargée de piloter des événements comme les Journées portes ouvertes et les opérations « Galeries ouvertes »(*), et depuis l’an dernier, s’occupe des relations presse.

Découvrir, s’informer…

Pour bien faire son métier, Audrey a un impératif : se tenir parfaitement au courant des avancées du projet et des activités sur le centre. Une nécessité dont elle s’acquitte à travers la lecture des documents fournis par les services de l’Agence, et surtout en s’informant auprès des experts de différents métiers (les ingénieurs du Laboratoire, les agents en charge de la sûreté…). Lorsque de nouvelles expérimentations sont menées, Audrey sollicite ses collègues pour une séance de présentation et d’explications. Des échanges qui la passionnent car ils actualisent ses connaissances et nourrissent son intérêt pour le projet.

Pour faire comprendre Cigéo

Lorsqu’Audrey pilote des visites, elle transmet à son tour les informations liées au projet. Son objectif : créer du lien. Ces moments en contact direct avec le public, Audrey les apprécie pour leur richesse. Ils représentent aussi un vrai challenge : rendre le projet accessible à tous sans jamais renoncer à la rigueur scientifique. « Ce n’est pas évident, notamment dans le Laboratoire où il s’agit d’expliquer des phénomènes qui se passent dans la roche et ne sont pas visibles. » Audrey a recours à des panneaux qui servent de supports à ses explications, mais a aussi ses astuces bien à elle. « Les images sont très utiles, car elles aident à mieux se représenter les choses. Pour faire comprendre aux gens la façon dont les éléments radioactifs se déplacent dans la roche, j’utilise souvent celle du sachet de thé qui infuse dans l’eau, c’est beaucoup moins abstrait ! » 

Pour répondre aux questions sur le projet

Lors des visites ou à l’occasion des Journées portes ouvertes du centre, Audrey échange avec le grand public. Celle-ci constate que les thématiques abordées et les questions posées ont naturellement suivi l’évolution de Cigéo. « Il y a dix ans, il était davantage question de géologie, aujourd’hui, les gens nous parlent de l’actualité du projet : la demande de déclaration d’utilité publique (DUP), celle déposée pour l’autorisation de création (DAC). D’autres thèmes sont plus généraux, comme l’énergie. » Répondre aux interrogations, lever les doutes, apporter des précisions… Audrey se prête régulièrement à cet exercice auprès de visiteurs « curieux », « qui ont fait l’effort de venir nous rencontrer ». 

Au fil des années, l’énergie et l’enthousiasme sont toujours là. « Communiquer sur Cigéo, c’est ma contribution à l’avancée du projet, ma petite pierre à l’édifice ! »

 

(*) Visites du Laboratoire souterrain organisées 4 fois par an.

 

 

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