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Inventaire de la flore autour du futur centre de stockage Cigéo

Dans le cadre des mises à jour régulières de l’état actuel de l’environnement, l’Andra réalise un inventaire des espèces patrimoniales. L’objectif ? Parfaire la connaissance des espèces à préserver autour des futures installations de Cigéo.

Depuis le printemps de cette année, les équipes de l’Andra actualisent les inventaires pour approfondir les connaissances sur l’état actuel de l’environnement. En raison du nombre très important d’espèces végétales (flore), les inventaires se focalisent sur les espèces patrimoniales. Le statut d'espèce patrimoniale fait référence aux espèces que les botanistes estiment importantes (qu’elles soient protégées réglementairement ou non), que ce soient pour des raisons écologiques, scientifiques ou culturelles.

Pourquoi cet inventaire de la flore patrimoniale ?

Mélique ciliée

En accord avec la démarche éviter-réduire-compenser, qui vise à prendre en compte l’environnement dans la conception de Cigéo, l’Andra réalise un inventaire de la flore sur une aire de 500 mètres autour des futures installations de Cigéo. Si une espèce à enjeu de préservation est identifiée dans cette zone, des mesures d’évitement et/ou de réduction des incidences seront mis en œuvre. Si malgré ces mesures, les incidences résiduelles sont estimées comme étant trop importantes, des solutions de compensations seront alors engagées.

C’est le cas par exemple de la Mélique ciliée, dont on trouve certains spécimens sur l’aire d’étude, le long de la future installation terminale embranchée. Sa rareté dans notre région explique son classement en tant qu’espèce protégée en Lorraine puisqu’elle affectionne généralement les zones sèches et se retrouve plus facilement dans le sud de la France.

Mais alors comment appliquer le principe éviter-réduire-compenser sur ce cas concret ? On pourrait par exemple semer cette espèce, dont on aurait au préalable prélevé des graines, sur des terrains situés à proximité et répondant aux mêmes propriétés ou encore prélever le sol pour le déplacer, ce qui présente l’avantage de réduire le stress des plantes et de maintenir leurs interactions avec le sol.

Comment s’effectue une récolte de graines de flore patrimoniale ?

Graines du peigne de Vénus

Pour la récolte, il faut y aller au bon moment. Un jour de beau temps, en période sèche est idéal. Ainsi deux sessions de récolte de graines d’espèces non protégées ont donc été organisées fin juin et début juillet.

Une fois les espèces identifiées, on complète une fiche terrain où on indique la taille de la population, la météo… On doit ensuite prélever les graines de 50 spécimens et pas plus de 20 % des graines par individu. La récupération des fruits (dans lesquels on retrouve les graines) se fait à mains nues, puis on place les prélèvements dans des enveloppes avec le lieu (appelé station) et le nom de l’espèce. Puis on place le tout en séchage à l’Ecothèque.

Et la suite ?

Des contacts sont en cours avec différents experts en botanique, qui vont permettre à l’Andra de définir la meilleure méthode de réintroduction des espèces dans le milieu naturel.

Prochainement, l’Andra souhaiterait développer un contrat de culture pour les graines avec différents conservatoires. Le but ? Augmenter les stocks, effectuer des tests de germination, choisir un lieu d’ensemencement et vérifier la bonne reprise des plantes.

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