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Sondage Ifop : mieux vous connaître, pour mieux vous informer et mieux vous impliquer

En décembre 2018, l’IFOP a interrogé pour la huitième année consécutive les riverains du Centre de l’Andra en Meuse/ Haute-Marne (CMHM). Objectif de cette enquête annuelle : mieux cerner la perception qu’a la population des activités de l’Agence et ses attentes en matière d’information et de concertation.

Premier enseignement issu de cette enquête : l’Andra comme le projet Cigéo sont très largement connus des riverains. Des confusions demeurent cependant sur les activités qui sont actuellement menées en Meuse/Haute-Marne : une large majorité de personnes interrogées pense que le site de l’Andra est un lieu de stockage ; seuls 16 % l’associent à une activité de recherche, ce qui est pourtant le cas aujourd'hui. Quant à Cigéo, 64 % des riverains connaissent le projet d’installation d’un centre de stockage en profondeur et 56 % d’entre eux citent spontanément son nom.

Des potentialités de développement économique bien identifiées

L’opinion des habitants sur la présence de l’Andra dans la région est toujours partagée : plus d’un tiers (36 %) la juge positivement, 31 % estiment que c’est une mauvaise chose, et 32 % sont neutres sur le sujet… Une grande majorité des personnes interrogées considère néanmoins que le centre constitue aujourd’hui une source de revenus durable pour le territoire (71 %), qu’il participe à son développement (64 %) et qu’il est important pour l’emploi dans la région (68 %).

Une population consciente des retombées positives de Cigéo, mais néanmoins inquiète

Bien que la position de la population par rapport à Cigéo reste mitigée, les habitants sont conscients des retombées positives qu’aurait Cigéo : 79 % des sondés pensent qu’il créera de l’emploi et de l’activité économique, 66 % qu’il apportera de nouvelles ressources (subventions, retombées financières pour les communes…). 62 % font confiance à l’Andra pour bien sécuriser le site. Le projet reste néanmoins vecteur d’inquiétude pour plus des deux tiers de la population locale (68 %). Une inquiétude qui porte au premier chef sur la crainte de la pollution radioactive, les risques pour la santé et l’impact négatif sur le prix des terrains et de l’immobilier et sur l’image de la région.

Une bonne confiance en la parole de l’Andra et une volonté de participer

Pour les habitants, l’Andra et le Clis (Comité local d’information et de suivi) restent identifiés comme les interlocuteurs les plus dignes de confiance. Enfin, les sondés se montrent globalement très ouverts à l’idée de participer à la réflexion autour de la gestion des déchets radioactifs. Pour donner leur avis, les modalités qui leur viennent à l’esprit sont en premier lieu les réunions publiques ou les ateliers de concertation, puis des visites de sites et des portes ouvertes et enfin, dans une moindre mesure, des votes citoyens.

LA MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE

Ce sondage a été réalisé auprès d’un échantillon de 601 personnes de plus de 18 ans, représentatif de la population en termes d’âge, de sexe et de catégorie socioprofessionnelle. Les participants ont été interrogés par téléphone entre le 3 et le 19 décembre 2018 et ont été répartis en trois catégories, selon la proximité de leur commune de résidence avec le Centre de l’Andra en Meuse/Haute-Marne : moins de 15 km, entre 15 et 30 km, plus de 30 km du centre. Les chiffres mentionnés dans la représentation graphique sont une moyenne des résultats obtenus selon le critère de proximité.

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