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Un relevé LiDAR pour établir une référence commune du territoire de Cigéo

Les survols répétitifs d’un hélicoptère au-dessus du CMHM début avril avaient une raison simple : l’utilisation de la technologie LiDAR a permis de poser les bases d’un référentiel topographique 3D unique. Un préalable indispensable pour sécuriser les études et préparer les futurs travaux.

Le 2 avril dernier, un hélicoptère équipé d’un système LiDAR a survolé le Centre de Meuse/Haute-Marne. Une opération structurante pour le projet Cigéo : établir un état des lieux précis, homogène et partagé du terrain, avant l’entrée dans des phases plus opérationnelles.

L’objectif est de définir un état zéro de la topographie, qui servira de référence pour l’ensemble des études et des travaux à venir. Jusqu’à présent, plusieurs campagnes topographiques avaient déjà été réalisées, parfois par différents prestataires. « Les données pouvaient dater d’une dizaine d’années, avec des sources un peu différentes », explique Sylvain Guilloteau, ingénieur jumeaux numériques, à l’origine de la démarche. Résultat : des écarts pouvaient apparaître, rendant plus complexe leur exploitation.

Avec ce nouveau relevé, l’enjeu est donc d’homogénéiser l’ensemble des informations. « C’est le bon moment pour refaire un état des lieux complet », souligne-t-il. L’ambition est claire : disposer d’un référentiel 3D unique, fiable et cohérent sur toute la zone du projet.

Une base solide pour la suite du projet

Les données collectées constituent désormais un socle 3D partagé pour l’ensemble des acteurs. Elles seront mises à disposition du maître d’œuvre en charge de la conception, qui disposera ainsi d’informations homogènes, acquises au même moment et avec un niveau de précision cohérent.

« On est sûrs d’avoir un relevé homogène, fait au même moment, sur plusieurs centaines d’hectares », précise l’ingénieur, géomètre de formation. Un point clé pour engager les études, notamment celles liées aux futurs terrassements.

Ce référentiel commun permet aussi de sécuriser la suite du projet. En s’appuyant sur une base validée et partagée, les études pourront être menées dans de bonnes conditions. Les données viendront également alimenter les outils de modélisation, notamment le jumeau numérique du territoire de Cigéo, autre compétence de Sylvain Guilloteau.

Des compléments seront probablement réalisés sur le terrain pour affiner certaines zones et consolider les points de référence, comme des fils d’eau et émergences de réseaux enterrés. « De l’hélicoptère, on ne voit pas tout », rappelle-t-il.

À l’issue de l’opération, les premières analyses ont confirmé que les données acquises étaient exploitables, validant ainsi le bon déroulement de la mission.

Le Lidar situé à l'avant de l'hélicoptère

Le LiDAR, comment ça marche ?

Le LiDAR (télédétection par laser) consiste à balayer le sol depuis un aéronef à l’aide d’impulsions laser. L’hélicoptère suit des bandes de survol régulières, permettant de couvrir progressivement toute la zone.

« Le meilleur moyen, c’est le LiDAR héliporté : on couvre de grandes surfaces avec une grande précision », explique Cyril Briancourt, ingénieur installations de surface Cigéo. Chaque impulsion est réfléchie par le sol puis captée par le système, ce qui permet de reconstituer une cartographie 3D très fine.

Autre avantage : « on peut aussi “taper” le sol même s’il est couvert de végétation ». Une capacité particulièrement utile sur les zones boisées, où la topographie peut être reconstituée sans attendre de défrichement.

Rapide, homogène et précis, le LiDAR constitue ainsi un outil particulièrement efficace pour établir un état des lieux fiable, préalable indispensable à tout projet d’aménagement.