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Pour que demain, ils se souviennent…

Dangereux pour l’Homme et l’environnement, les déchets radioactifs doivent être isolés et confinés tout le temps qu’ils présentent des risques. C’est pourquoi l’Andra déploie des solutions de stockage, en surface ou en profondeur, dans des installations dédiées qui, une fois fermées, et après une période de surveillance, ne nécessitent aucune intervention de la part des générations futures.

Mais lorsqu’il est question de durées allant de quelques dizaines d’années à plusieurs centaines de milliers, la mémoire revêt un enjeu particulier et doit être préservée et transmise dès aujourd’hui… et pour demain. C’est l’ambition du « programme Mémoire » de l’Andra. Il vise à nourrir la conscience de l’existence des centres de stockage au présent et à réfléchir aux solutions qui permettront de transmettre et prolonger le plus longtemps possible la mémoire de ces installations. Un défi à relever de génération en génération.

Se souvenir pendant des siècles : tout un programme

Quand les sites de stockage de déchets radioactifs seront fermés, que les paysages changeront et que les sociétés évolueront, comment les générations futures pourront-elles éviter de s’exposer à un risque ? Comment prendront-elles les décisions appropriées et retrouveront-elles la trace de l’époque ayant produit les déchets ? C’est à ces questions que l’Andra cherche à répondre à travers son programme sur la mémoire des centres de stockage. Objectif : préserver et transmettre les informations essentielles à nos descendants.

Le programme Mémoire de l’Andra

4 piliers pour conserver et transmettre la mémoire dans le temps.

Archiviste à l’Andra : un poste clé pour conserver la mémoire

Pour sélectionner, conserver et transmettre la mémoire de ses centres de stockage, l’Agence a établi une solution mémorielle dite de référence. Elle s’appuie notamment sur le travail minutieux des archivistes. Rencontre.

Archéologie, linguistique, sémiotique, etc. : la pluridisciplinarité au service de la mémoire

L’Andra soutient plusieurs études afin d’identifier ou de mettre au point des supports et des systèmes de communication résistants et durables dans le temps. Une démarche de recherche qui mobilise de nombreuses disciplines scientifiques.

Vous avez dit mémoire du futur ?

Historien et directeur de recherche au CNRS, Denis Peschanski se penche depuis le début des années 2000 sur les vecteurs de la mémoire collective et individuelle. Il participe aussi à des travaux sur la mémoire du futur. Entretien.

L’art pour construire une « culture autour du nucléaire »

Depuis plus de 25 ans, l’artiste plasticienne Cécile Massart multiplie les propositions artistiques pour transmettre, au plus grand nombre  et dans le temps, la mémoire des sites de stockage de déchets radioactifs. Elle témoigne.

Zoom sur trois projets artistiques sur la mémoire

Depuis 2015, l’appel à projets Art et mémoire invite les artistes de toutes les disciplines à proposer leurs idées pour contribuer à la réflexion collective sur la mémoire des stockages de déchets radioactifs. La dernière édition en date, en 2018, a primé trois projets. Retours sur ces réalisations.

Memory of Mandkind : un projet mondial pour témoigner de notre époque à nos lointains descendants

Depuis une dizaine d’années, le projet Memory of Mankind (MOM) ambitionne de stocker une petite partie de notre histoire et de nos vies quotidiennes dans la plus ancienne mine de sel du monde sous la montagne Plassen à Hallstatt, en Autriche. Des textes et images qui, gravés sur des supports en céramique, pourraient résister un million d’années !

Passeurs de mémoire (interview du groupe de Meuse/Haute-Marne)

Depuis 2011, un « groupe mémoire » a été créé pour chaque site de l’Andra afin de réfléchir aux moyens de transmettre la mémoire des centres de stockage aux générations futures. De la réalisation d’une œuvre participative à la création d’une BD, les membres du groupe du Centre de l’Andra en Meuse/Haute-Marne s’emploient à créer des outils pédagogiques pour construire cette mémoire au présent. Tiphanie Prunaux y participe depuis plus de six ans. Témoignage.

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